PMA : comment arrêter de culpabiliser quand ça ne marche pas ?

« J'aurais peut-être dû faire autrement. »
« J'aurais dû moins stresser. »
« J'aurais dû mieux manger. »
« J'ai peut-être fait quelque chose qui a empêché la grossesse. »
Après un échec de PMA, la culpabilité peut s'installer très vite.
Et elle est particulièrement injuste.
Chercher une cause pour retrouver du contrôle
Quand quelque chose d'aussi important échoue, notre cerveau cherche souvent une explication.
Parce que si nous trouvons la cause, nous pouvons imaginer pouvoir éviter qu'elle se reproduise.
Alors on repasse tout en revue.
Le repas de la veille.
Le stress au travail.
La nuit trop courte.
Le verre de vin du mois dernier.
La séance de sport.
Le trajet en voiture.
Et si…
Votre corps n'est pas un examen que vous avez raté
Un échec de FIV ou d'insémination n'est pas la preuve que vous n'avez pas « assez bien fait ».
L'AMP repose sur des processus biologiques complexes et aucune tentative ne peut être garantie.
Et le fameux « lâcher prise » ?
On entend parfois :
« Il faut lâcher prise. »
Mais comment lâcher prise quand on désire quelque chose aussi profondément ?
Et surtout : lâcher prise sur quoi ?
Votre désir ?
Votre espoir ?
Votre envie de devenir parent·e ?
Non.
Vous pouvez plutôt apprendre à lâcher prise sur l'idée que vous devez tout contrôler.
L'hypnose pour travailler la culpabilité
En hypnose, nous pouvons explorer les croyances qui se sont installées :
« C'est ma faute. »
« Mon corps ne fonctionne pas. »
« Je ne fais jamais les choses correctement. »
« Je dois absolument réussir. »
L'objectif n'est pas de remplacer ces pensées par des affirmations positives artificielles.
Il s'agit de construire une relation plus juste avec vous-même.
Vous n'avez pas échoué.
Vous avez traversé une tentative qui n'a pas abouti.
Ce n'est pas la même chose.
Et votre valeur ne dépend absolument pas du résultat de votre prise de sang !





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